Au cours de la dernière rencontre intermédiaire sur le climat à Bonn en août dernier, des propositions concrètes ont été intégrées à la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) afin de faire avancer les négociations pour réduire les émissions de gaz à effet de serre d’une manière nouvelle et positive. Les principales demandes de la Conférence mondiale des peuples sur les changements climatiques et les droits de la Terre-Mère (Cochabamba, avril 2010) ont été intégrées dans le texte de négociation du Groupe de travail ad-hoc sur la coopération à long terme (AWG-LCA) dans le cadre de la CCNUCC.
Lors de la conférence de Cochabamba, plus de 35.000 personnes de la société civile et de gouvernements représentant 140 pays ont discuté des domaines de négociations de la CCNUCC ainsi que des questions posées par les organisations sociales et les peuples autochtones. L’accord de Cochabamba issu de ce processus, intégrant des thèmes tels que les causes structurelles de la crise climatique, l’agriculture et la souveraineté alimentaire, la rupture de l’harmonie avec la nature, l’importance de créer un cadre contraignant pour identifier et juger les crimes climatiques, et le développement d’une démocratie mondiale permettant aux peuples de se prononcer sur une question qui touche toute l’humanité et la planète.

