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A network of organisations and movements from across the globe committed to the fight for social, ecological and gender justice.



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Category: COP 15 Copenhagen

Déclaration du réseau Climate Justice Now ! sur les résultats de la COP15.

L’appel à « changer le système, pas le climat » réunit un mouvement mondial

L’accord indigne de Copenhague révèle un gouffre entre les revendications des peuples et les intérêts des élites.

La très attendue Conférence des Nations Unies sur le Changement Climatique de Copenhague a débouché sur un accord de dupe, manigancé par les USA et parachuté au dernier moment. « L’accord » n’a pas été adopté, mais a été « pris en note », une invention législative absurde conçue pour convenir aux USA et permettre à Ban Ki-moon de prononcer la ridicule déclaration « nous avons un accord ».

La conférence des Nations Unies a été incapable d’apporter des solutions à la crise climatique, pas même de dessiner des avancées minimales vers ces solutions. Au contraire, les négociations ont complètement trahi les nations appauvries et les états insulaires, et ont jeté les Nations unies et le gouvernement danois dans la plus grande confusion. Au cours d’une conférence dont un objectif central était de limiter les émissions de gaz à effet de serre, il a en finalement été très peu question des réductions d’émissions. Les pays riches et développés ont à l’inverse continué à entraver toute négociation sur des réductions drastiques et contraignantes, préférant plutôt reporter le fardeau sur les pays les moins développés, et ne montrant aucune volonté de réparer les dégâts dont ils sont responsables.

La coalition Climate Justice Now !, aux côtés d’autres réseaux, s’est réunie à la COP15 derrière l’appel pour « changer le système, pas le climat ». La conférence de Copenhague sur le climat a quant à elle montré que les solutions réelles, par oppositions aux fausses solutions basées sur le marché, ne pourront être adoptées tant que nous n’aurons pas triomphé d’un système économique et politique injuste.

À Copenhague, les responsables de gouvernement  comme ceux du business  n’ont pas essayé de satisfaire les attentes du monde entier. Les fausses solutions et les  multinationales ont complètement phagocyté le processus des Nations Unies. Les élites mondiales voudraient pouvoir privatiser l’atmosphère au travers des marchés carbone, dépecer les forêts, broussailles et prairies du monde entier en violant les droits des peuples indigènes et en s’accaparant les terres, promouvoir des technologies à haut-risque pour « réparer »le climat ; remplacer les forêts véritables par des plantations arborées d’essence unique ; transformer les surfaces agricoles en puits de carbone, et, enfin, parachever la  restriction et la privatisation des biens communs. En pratique, chaque proposition discutée à Copenhague était basée sur le désir de créer des nouvelles opportunités de profit plutôt que sur la volonté de réduire les émissions, jusqu’aux modestes financements qui risquent finalement de servir à payer les transferts de technologie à risque.

À Copenhague, les seules discussions sur des solutions réelles ont eu lieu dans les mouvements sociaux. Climate Justice Now !, Climate Justice Action et le Klimaforum 09 ont permis d’articuler des idées novatrices et tenté de diffuser ces idées dans la Conférence des Nations Unies par le biais de la « déclaration des peuples » du Klimaforum 09 et des assemblées populaires « Reclaim Power » (ndt : « reprendre le pouvoir », mais aussi « reprendre l’énergie »). Parmi les états, les pays de l’ALBA, de nombreux états africains et les membres de l’AOSIS ont souvent fait écho aux messages du mouvement pour la justice climatique, lorsqu’ils ont mis en avant la nécessité de payer pour la dette climatique, de créer des fonds pour l’adaptation et la réduction des émissions hors de la logique des institutions néolibérales comme la Banque Mondiale et le FMI, ou encore de maintenir l’augmentation globale de la température sous 1,5 degré.

Les Nations Unies et le gouvernement danois ont servi les intérêts des pays riches et industrialisés, excluant nos voix et celles des moins puissants à travers la planète ; ils ont tenté de taire nos demandes de négocier sur des solutions réelles. Néanmoins, nos voix se sont renforcées, et se sont unifiées jours après jours pendant les deux semaiens de la conférence. Au fur et à mesure que nous nous renforcions, les mécanismes mise en œuvre par les Nations unies et les autorités danoises pour permettre la participation de la société civile se sont révélés de plus en plus dysfonctionnels, répressifs et non-démocratiques, à l’instant de ce qui se passe à l’OMC ou à Davos.

La participation des mouvements sociaux a été limitée tout au long de la conférence, drastiquement restreinte durant la deuxième semaine, au milieu de laquelle de nombreuses organisations de la société civile se sont vues retirer leurs accréditations. Dans le même temps, les multinationales poursuivaient leur lobbying à l’intérieur du Bella Center.

À l’extérieur de la conférence, la police Danoise a déployé un système répressif, menant de vastes opérations contre le droit à la libre expression, arrêtant et battant des milliers de personnes, dont des délégués de la société civile auprès de la conférence des Nations Unies. Notre mouvement a surmonté cette répression, nous sommes parvenus à porter nos voix et nos protestations encore plus fort. Nos manifestations, organisées avec des syndicats, des mouvements et des ONG danoises, ont rassemblé plus de 100 000 personnes au Danemark, pour exiger la justice climatique, pendant que les mouvements sociaux du monde entier ont mobilisé des centaines de milliers d’autres personnes au cours de manifestations locales pour la justice climatique. Malgré la répression menée par le gouvernement danois et les exclusions pilotées par les Nations unies, le mouvement pour « changer le système, pas le climat » est désormais plus fort que lorsque nous sommes arrivés au Danemark.

Bien que Copenhague ait été un désastre pour les solutions justes et équitables au changement climatique, il marque un tournant enthousiasmant du  combat pour la justice climatique. Les gouvernements  défendant l’intérêt des dominants  n’ont aucune solution à offrir, mais le mouvement pour la justice climatique a proposé une vision forte et des alternatives claires. Copenhague restera un événement historique pour les mouvements sociaux mondiaux, et, à l’instar de Seattle et de Cacun, comme un moment crucial où les divers agendas de nombreux mouvements sociaux se sont unis  et renforcés, pour demander d’une même voix de changer le système, pas le climat.

La coalition Climate Justice Now ! appelle les mouvements sociaux du monde entier à se mobiliser pour soutenir la justice climatique.

Nous ne mènerons pas notre lutte lors des négociations sur le climat seulement, mais sur le terrain et dans les rues, pour promouvoir de véritables solutions, qui incluent ;

  • De laisser les combustibles fossiles dans le sous-sol et investir dans l’énergie renouvelable, appropriée, efficace, sûre, propre et contrôlée par les communautés
  • la réduction drastique du gaspillage, avant tout et surtout dans le Nord, mais aussi par les élites du Sud
  • D’énormes transferts financiers du Nord vers le Sud, comme réparations des dettes climatiques, et soumis à un contrôle démocratique. Les coûts d’adaptation et d’atténuation doivent être financés par la réorientation des budgets militaires, par des taxes innovantes et par l’annulation de la dette.
  • La conservation des ressources fondée sur les droits, qui renforce les droits des peuples indigènes à la terre et promeuve la souveraineté des peuples sur l’énergie, les forêts, la terre et l’eau.
  • Une agriculture et une pêche familiales et durables, et la souveraineté alimentaire des peuples

Nous réaffirmons notre engagement dans la construction d’un mouvement vaste et divers, localement et mondialement – pour un monde meilleur.

Climate Justice Now!

Copenhague,

Le 19 Décembre 2009

www.climate-justice-now.org

Supported by the following organisations and individuals :

Organisations

Afrika Kontact, Denmark

Aitec-IPAM, France

Alianza Mexicana por la Autodeterminación de los Pueblos-AMAP, Mexico

Alternatives International

Anti Debt Coalition (KAU), Indonesia

ARCI, Italy

Asamblea de Huehuetenango por la defensa de los recursos naturales, Guatemala

Asia Pacific Movement on Debt and Development/Jubilee South

Asia Pacific Research Network (APRN)

ATTAC Germany Working Group on Energy, Climate and Environment, Germany

Attac Malmö, Sweden

ATTAC, France

ATTAC, Germany

ATTAC, Japan

ATTAC, Switzerland

Balochistan Climate Change Alliance, Pakistan.

Belarusian Social Forum, Belarus

Camp for Climate Action, UK

Campaign Against Climate Change (CCC) Trade Union Group, UK

Canadians for Action on Climate Change, Canada

Carbon Trade Watch

Centre for Civil Society Environmental Justice Project, University of KwaZulu-Natal, Durban, South Africa

Centre for Environmental Justice, Sri Lanka

Centro de Estudios Internacionales (CEI), Nicaragua

Climat 37, France

Climat et justice sociale, Belgium

Climate-change-trade-union-network, UK

Committee for the Abolition of Third World Debt (CADTM)

Confederazione dei Comitati di Base (COBAS),  Italy

Consejo de los pueblos del occidente de Guatemala por la defensa del territorio, Guatemala

Convergencia de Movimientos de los Pueblos de las Américas (COMPA)

Corner House, UK

Corporate Europe Observatory

DICE Foundation, India

Down To Earth, Indonesia/UK

Energy and Climate Policy Institute (ECPI), Korea

Enhedslisten/the Red-Green Alliance, Denmark

Escuela de Pensamiento Ecologista, Guatemala

ESK Sindikatua, Basque Country

Euromarches/Marches européennes

Europe solidaire sans frontières (ESSF), France

Fair, Italy

Family Farm Defenders, USA

FelS-Klima AG (Für eine linke Strömung), Germany

FERN

FOCO Foro Ciudadano de Participación por la Justicia y los Derechos Humanos, Argentina

Focus on the Global South, Thailand, Philippines and India

Food First/Institute for Food and Development Policy, USA

Friends of the Earth International

Friends of the Earth Sydney Collective, Australia

Friends of the Earth, Flanders & Brussels, Belgium

Friends of the Earth, Sweden

Galiza Non Se Vende

gegenstromberlin, Germany

Global Alliance for Incinerator Alternatives (GAIA)

Global Exchange, USA

Global Forest Coalition and Friends of the Siberian Forests, Russia

Global Justice Ecology Project, USA

Greater Boston United for Justice with Peace (UJP), USA

Green Party, UK

Hacktivist News Service, hns-info.net

Hemispheric Social Alliance, the Americas

HOPE, Pakistan

Indian Social Action Forum (INSAF), India

Indonesia Fisherfolk Union/ Serikat Nelayan Imdonesia (SNI), Indonesia

Institute for Social Ecology, USA

Internationale Socialister, Denmark

Jubilee South – International

Jubilee South – Asia/Pacific Movement on Debt and Development (JSAPMDD)

Klimabevægelsen (Climate Movement), Denmark

KlimaX, Denmark

La Via Campesina

Labour, Health and Human Rights Development Centre, Nigeria

Les Amis de la Terre, France

Links Ecologisch Forum, Belgium

Linksjugend['solid], Germany

Living Seas, Denmark

Massachusetts Coalition for Healthy Communities, USA

Massachusetts Forest Watch, USA

Mémoire des luttes, France

Movement Generation: Justice and Ecology Project, USA

Movimiento Mexicano de Afectados por las Represas (MAPDER), Mexico

National Fishers Solidarity Movement, Sri Lanka

National Network for Immigrant and Refugee Rights (NNIRR), USA

Otros Mindos Chiapas, Mexico

Pacific Indigenous Peoples Environment Coalition

Peoples Movement on Climate Change (PMCC)

Plymouth Trades Union Council, UK

Polaris Institute, Canada

projecto270, Portugal

Red Mexicana de Acción frente al Libre Comercio (RMALC), Mexico

Red Mexicana de Afectados por la Minería (REMA), Mexico

REDES/Friends of the Earth, Uruguay

Renewable Energy Centre (REC), South Africa

Rising Tide North America

SmartMeme, USA

Socialist Workers Party, Britain

Steering Committee of Green Left, UK

Sustainable Energy & Economy Network, Institute for Policy Studies, USA

Texas Climate Emergency Campaign, USA

Thai Working Group for Climate Justice, Thailand

The Laboratory of Insurrectionary Imagination, UK

The Latin American Network against Monoculture Tree Plantations (RECOMA)/Red Latinoamericana contra los Monocultivos de Arboles (RECOMA)

The Respect Party, UK

Timberwatch Coalition, South Africa

Transform! Europe

Transnational Institute (TNI)

Union de Comunidades Indigenas de la Zona Norte del Istmo-UCIZONI, Mexico

United for Justice and Peace, Greater Boston, USA

Urgence Climat 13, France

Utopia, France

VOICE, Bangladesh

Walhi, Friends of the Earth, Indonesia

World Development Movement, UK

Zukunftskonvent, Germany

Individuals

Alex Callinicos, Professor of European Studies, Kings College London, UK

Bente Hessellund Andersen, Denmark

Beth Adams, Massachusetts, USA

Chris Baugh, Assistant General Secretary, Public and Commercial Services union, Britain

Clive Searle, National Secretary, The Respect Party, UK

Corinna Genschel, Committee of Basic Rights and Democracy, Germany

Dave Bleakney, national union representative, Canadian Union of Postal Workers, Canada

David Hallowes, Durban, South Africa

Dr Isabelle Fremeaux, Birkbeck College, UK

Elana Bulman, UK

Francine Mestrum, Global Social Justice, Belgium

Graham Petersen, National Environment Officer, University and College Union, UK

Inger V. Johansen, Enhedslisten/the Red-Green Alliance, Denmark

Jeroen Robbe, Young Friends of the Earth, Europe

Jessica Bell, People for Climate Justice, Canada

John Jordan, UK

Jonathan Neale, UK

Jurgen Kraus, coordination of the caravan from WTO to COP15

Kirsten Gamst-Nielsen, Denmark

Laura Grainger, Young Friends of the Earth

Marie-France Astegiani-Merrain, vice/Présidente d’ADEN, France

Matthew Firth, staff representative, environmental issues, Canadian Union of Public Employees.

MK Dorsey, Dartmouth University, USA

Nicola Bullard, Australia

Patrick Bond, University of KwaZulu Natal

Pete Sirois, Maine, USA

Professor Andrew Dobson, Keele University, UK

Rebecca Sommer, Representative of the NGO Society for Threatened Peoples International, in consultative status to the United Nations ECOSOC and in participatory status with the Council of Europe. Indigenous Peoples Department,  USA

Richard Greeman (socialist scholar)

Roger Leisner, Radio Free Maine, USA

Ruth Reitan, University of Miami, USA

Tony Staunton, UK

Un aboutissement équitable et efficace à Copenhague.

Nous, collectifs signataires de ce texte, qui comprenons des organisations de développement, d’environnement,de genre et de jeunes, de communautés religieuse, de peuples autochtones, des mouvements de justice économique et sociale en Afrique, Asie, Amérique Latine et Caraïbes, en Europe et en Amérique du Nord, nous demandons aux pays riches industrialisés de reconnaître leur responsabilité historique et actuelle dans les causes et les effets néfastes du changement climatique, et de rembourser intégralement, effectivement et immédiatement, cette dette climatique aux pays pauvres, à leurs communautés et à leurs peuples.

Le changement climatique menace l’équilibre de la vie sur Terre. Le niveau des océans s’élève et leur acidité s’accentue, les calottes glaciaires et les glaciers fondent ; les forêts, les récifs de coraux et les autres écosystèmes s’altèrent ou dépérissent. L’existence de certaines communautés est menacée, alors que d’autres sont confrontée à de plus en plus d’obstacle à leur développement. A moins d’inverser la tendance, nous courrons vers une catastrophe climatique avec une augmentation des évènements météorologiques extrêmes, un effondrement des systèmes alimentaires, des migrations massives, et des conflits humains sans précédent.

Les communautés et peuplades des pays pauvres qui ont le moins contribué au changement climatique, en sont pourtant les premières et principales victimes. Les plus vulnérables sont : les femmes, les peuples autochtones, les pauvres, les petits paysans, les pêcheurs, les communautés vivant de la forêt, les populations dépendantes de ressources en eau limitées, les jeunes et les personnes exposées aux crises sanitaires.

A l’inverse, c’est une minorité de pays riches, de multinationales et de personnes qui sont à l’origine du changement climatique. Les pays développés qui représentent moins d’un cinquième de la population mondiale ont émis près des trois quarts des émissions historiques. Ce sont ces émissions historiques et actuelles excessives, qui aujourd’hui emplissent l’atmosphère et constituent la cause principale du réchauffement actuel et futur de la planète.

Les pays développés ont consommé plus que leur juste part de l’espace atmosphérique. Sur une base individuelle, ils sont responsables de plus que dix fois plus d’émissions historiques que les pays en développement. Aujourd’hui leurs émissions par personne représentent plus que quatre fois plus que celles des pays en développement.

Pour leurs contributions disproportionnées aux causes et aux conséquences du changement climatique, les pays développés ont une double dette envers les pays en développement:

§       Pour leur émissions historiques et actuelles excessives par personne, –qui privent les pays en développement de leur part juste d’espace atmosphérique,— ils ont accumulé une « dette d’émissions » envers les pays en développement.

§       Pour leur contribution disproportionnée aux effets du changement climatique — obligeant les pays en développement à s’adapter aux effets néfastes grandissants du changement climatique– ils sont débiteurs d’une « dette d’adaptation » envers les pays en développement.

De la sommes de ces deux dettes,–dette d’émission et dette d’adaptation — résulte leur dette climatique, qui est une composante d’une dette plus vaste, à la fois écologique, sociale et économique, du monde industrialisé riche envers la majorité pauvre.

Honorer cette dette n’est pas seulement juste ; c’est la base même d’une solution équitable et efficace aux changements climatiques. Ceux qui ont le plus profité des causes du changement climatique doivent compenser ceux qui y ont le moins contribué, mais en paient le plus lourd tribut. Ils doivent compenser les pays en développement pour les deux obstacles qui se dressent à présent sur leur route vers le développement : la réduction et l’adaptation aux changements climatiques, et qui n’existaient pas lorsque les pays développé se sont développés mais qu’ils ont eux- même créé.

Les pays développés pourtant,  prétendent effacer cette dette plutôt que de l’honorer. Dans leurs propositions lors des négociations climatiques ils cherchent à faire supporter aux pays en développement d’importants coûts d’adaptation, ignorant ainsi, plutôt qu’honorant leur dette d’adaptation. Ils espèrent pouvoir maintenir leur haut niveau émissions per capita ; aggravant et non pas diminuant leur dette d’émission, consommant toujours plus l’espace atmosphérique, et reléguant la majorité pauvre du monde dans un espace restant toujours plus restreint.

Nous craignons que la poursuite de cette consommation excessive de l’espace atmosphérique par les pays les plus riches au détriment des plus pauvres –qui ont besoin d’un accès aux énergies et aux  ressources naturelles pour construire les écoles, les maisons, et les infrastructures que les pays riches possèdent déjà et dont ils continuent à jouir – ne prétérite les perspectives d’une solution viable aux changements climatiques et ne menace la sécurité de toutes les nations, les peuples et de la Terre.

Nous demandons donc aux pays développés, et cela dès le sommet de Copenhague, de reconnaître et de rembourser leur dette climatique, dans toute son ampleur, et que cela soit la base d’une solution équitable et efficace à la crise climatique.

Nous demandons qu’ils:

§       Remboursent leur « dette d’adaptation », en s’engageant à financer et à compenser intégralement les pays en développement pour les effets négatifs du changement climatique sur tout les pays, groupes et peuples affectés.

§       Remboursent leur « dette d’émission » aux pays en développement en réduisant de la manière la plus drastique possible leurs émissions nationales, et en s’engageant à respecter des quantités attribuées d’émissions qui reflètent à la pleine mesure leur contributions historiques et actuelles excessives aux changements climatiques.

§       Mettre à la disposition des pays en développement, le financement et la technologie nécessaires pour couvrir les coûts supplémentaires de l’atténuation et de l’adaptation aux changements climatiques, conformément à la Convention-Cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques.

La satisfaction de ces exigences est une condition préalable essentielle pour le succès en Décembre 2009. Copenhague doit être un moment clef pour la justice climatique – une étape importante sur le chemin vers la sauvegarde du système climatique de la Terre et assurer un avenir dans lequel les droits et les aspirations de toutes les personnes peuvent être réalisés.

11.11.11- Coalition of the Flemish North-South Movement, Belgium
5Cs Human Rights Group, Nairobi, Kenya
Acción Ecológica, Chile
ActionAid International
Africa Action, USA
Alianza de Pueblos del Sur Acreedores de Deuda Ecologica
Alianza por la Justicia Climática (Climate Justice Alliance), Chile
Alliance for Global Justice
Alliance of People’s Movement, India
Almáciga Grupo de trabajo Intercultural, España, Colombia
AMAN – Indigenous Peoples Alliance of the Archipelago, Indonesia
American Jewish World Service (AJWS), USA
Analysis, Dili, Timor-Leste
Anti Debt Coalition (KAU), Indonesia
Arid Lands Institute
Asia Indigenous Peoples Pact (AIPP)
Asia Indigenous Women’s Network (AIWN)
Association for Taiwan Indigenous Peoples’ Policies (ATIPP)
ATTAC – Argentina
ATTAC – France
ATTAC – Japan
Australian Fair Trade and Investment Network
Bali Collaboration on Climate Change
BanglaPraxis, Bangladesh
Berne Declaration, Switzerland
Bharatiya Krishak Samaj, India
Boro People’s Forum (BPF)
CADPI (Centro Para La Autonomia Y Desarollo de los Pueblos Indigenas), Nicaragua
Campagna per la Riforma della Banca Mondiale (CRBM), Italy
Center for Human Rights and Development, Mongolia
Centre for Civil Society Environmental Justice Project, South Africa
Centre for Society and Religion, Sri Lanka
Chile Sustentable, Chile
Christian Aid, UK
CIRUM Culture Identity and Resources Use Management, Vietnam
CODE Consultancy on Development, Vietnam
Community Research and Development Centre (CREDC), Nigeria
Consumers Association of Penang, Malaysia
Cordillera Peoples Alliance (CPA), Philippines
Core Centre for Organisation Research and Education, India
CREED Citizens’ alliance in Reforms for Equitable and Efficient Development, Pakistan
Defendamos la Ciudad, Chile
Defensores del Bosque Chileno
Development Fund, Norway
Down to Earth (DTE), Indonesia
Eagle Clan Arawaks of Barbados and Guyana
Earthlife Africa, South Africa
Ecologistas en Acción, Spain
Economic Justice and Development Organization (EJAD), Pakistan
Economic Justice Network (EJN) of the Fellowship of Christian Councils, South Africa
Economic Justice Network of FOCCISA, Southern Africa
Environmental Investigation Agency, USA
Environmental Rights Action, Nigeria
Equity and Justice Working Group Bangladesh (Equitybd)
FASE – Solidarity and Education, Brazil
Federation of Indigenous and Tribal Peoples in Asia (FITPA)
Fiscalía del Medio Ambiente (FIMA), Chile
FOCO Foro Ciudadano de Participación por la Justicia y los Derechos Humanos, Argentina
Focus on the Global South, Thailand
Friends of the Earth International (with 77 member groups)
Fundación Solon, Bolivia
Global Exchange, USA
Global Forest Coalition
Global Youth Climate Movement
Holy Spirit Missionary Sisters JPIC, USA
IBON Europe
IBON Foundation, Philippines
Indian Confederation of Indigenous and Tribal Peoples North East Zone (ICITP-NEZ)
Indian Social Action Forum (INSAF), India
Indigenous Knowledge and Peoples (IKAP), Thailand
Indigenous Peoples Caucus of the Greater Caribbean
Indigenous Peoples Development Facilitators Forum (IPDFF)
Indigenous Peoples’ Forum of North East India
Indonesian Society for Social Transformation (INSIST), Yogyakarta, Indonesia
Institute for Essential Services Reform (IESR), Indonesia
International Forum on Globalization
IWA (Indigenous World Association)
Jeunes Volontaires pour l’Environnement- International, Togo
Jubilee Debt Campaign, UK
Jubilee Montana Network
Jubilee South
Jubilee South Africa
Jubilee South-Asia/Pacific Movement on Debt and Development (JS APMDD)
Jubilee USA
Jubileo Sur-Americas
Kediri Bersama Rakyat, Indonesia
Labour, Health and Human Rights Development Centre, Nigeria
La’o Hamutuk – Timor-Leste Institute for Development Monitoring
LDC Watch, Global
Maleya Foundation
Marcha mundial de las Mujeres, México- Zona Centro
Maryknoll Office for Global Concerns, USA
Montagnard Foundation, Inc.
Movimento pelas Serras e Águas de Minas, Minas Gerais, Brasil
Mujeres para el Dialogo, A.C.
Naga Women’s Union, Manipur
National Alliance for Human rights and Social Justice (HR Alliance), Nepal
National Fisheries Solidarity Movement Of Sri Lanka
National Forum of Forest People & Forest Workers, India
National Network of Indigenous Women
NEPAD, Centrafrique
Netherlands Centre for Indigenous Peoples
New Economics Foundation, UK
NGO Forum on the ADB
Nicaragua Network, USA
North East Alliance on Trade, Finance and Development, North East India
Ocean Revolution
Ole Siosiomaga Society Incorporated (OLSSI) in Samoa, the Pacific
Oxfam International
Pakistan Fisherfolk Forum
Participatory Research & Action Network-PRAN, Bangladesh
Pax Romana-IMCS Asia Pacific
Philippine Rural Reconstruction Movement (PRRM), Philippines
Practical Action UK
Q’eqchi Council of Belize
Rapa Nui Parliament
REBRIP – Brazilian Network for the Integration of Peoples
Red Nacional Género y Economía   (REDGE)
Red Wamani – (IMP)
Resource Institute of Social Education-RISE, India
RNDD Niger
Rural Reconstruction Nepal  (RRN), Nepal
Rural Women’s Liberation Movement, India
Rural Workers Movement, India
Sarstoon Temash Institute for Indigenous Management (SATIIM)
Sawit Watch, Indonesia
Shimin Gaikou Centre (SGC), Japan
Siembra, A.C.
Society for Rural Education and Development
Society for Threatened Peoples International
Solidarity Workshop
SONIA, Italie
South Asia Alliance for Poverty Eradication (SAAPE), Nepal
South Durban Community Environmental Alliance, South Africa
SPERI, Vietnam
Sustainable Development Institute (SDI), Liberia
Sustainable Energy and Economy Network, USA
Tamil Nadu Dalit Women’s Movement, India
Tamil Nadu Women’s Forum, India
TARA-Ping Pu, Taiwan
TEBTEBBA – Indigenous Peoples’ International Centre for Policy Research & Education
The European Network on Debt and Development (Eurodad)
The Grassroots Policy Network (Columbia University School of International and Public Affairs), USA
The Indigenous Environmental Network  (IEN)
The Right to Food Network (RtFN), Nepal
The United Confederation of Taino People, Caribbean
Third World Network
Ulashi Sreejony Sangha (USS), Bangladesh
Watch Indonesia!
Women Environmental Conservation based in Uganda – Karamoja and other indigenous organizations
Workers Centre, New Delhi, India
World Development Movement (UK)
World March of Women, Kenya
World Rainforest Movement
Yayasan Tanaman, Flores, Indonesia
Zero Corruption Coalition, Nigeria

Total number of endorsements as of 8 July 2009: 232